Arts

Vernissage « Les Mutants » par Soly Cissé au Musée Dapper à Paris : un supplice pour les yeux

Solly-Cisse

A l’occasion du Art Paris Art Fair, le Musée Dapper dans le 16 ème arrondissement de Paris, expose, du 24 mars au 14 juin, une vingtaine d’oeuvres de Soly Cissé. Invité au vernissage, nous avons répondu présent. Une visite déroutante entre consternation et déception d’un artiste qui ose affirmer que son art, sa peinture est une lutte, un refuge, une libération, une révélation de lui-même.

Né à Dakar en 1969, Soly Cissé est peintre, sculpteur, vidéaste et scénographe. Sorti major de sa promotion de l’école des Beaux-Arts de Dakar en 1996,  il est sélectionné en 1998 aux biennales de São Paulo et de Dakar, puis en 2000 à celle de La Havane.
Exposant régulièrement dans des galeries ou centres d’art, il est également présent à l’échelle internationale et a participé à de prestigieuses expositions, salons et foires. Il a fait partie de l’exposition collective Sénégal contemporain organisée par le musée Dapper en 2006.

Comment synthétiser le travail de l’artiste tout en sortant du valorisant communiqué de presse qui nous avait donné envie ? Les mots qui nous viennent à l’esprit : facile, propret, pauvre, sans âme, hybride, vide.

Ces travaux, ces oeuvres puisqu’il faut les appeler ainsi dégoulinent d’applications purement académiques. Tout manque de corps, de coeur, de matière, de dialogue avec le visiteur. Un tripe égocentrique, un « moment de passage ».

« Les Mutants » sont le reflet d’une réelle mutation de l’art dans sa globalité, sous prétexte du moderne, d’une volonté de sortir des codes, de proposer une nouvelle scène créative, certains artistes nous font bouffer de la merde. On pense alors à Andres Serrano et son « Shit » self portrait, à Piero Manzoni ou au « Complex shit » de Paul McCarthy et aujourd’hui Soly Cissé, le talent en moins. Certains osent même parler de transgression face au travail du compositeur.

Nos yeux ont du faire face à du prêt à consommer, prêt à jeter. Seules notes positives, l’éclairage, la mise en valeur des oeuvres, la deuxième partie et troisième qui nous plonge au coeur de chefs d’oeuvres d’Afrique, des masques initiatiques, des armes…

En conclusion le déplacement ne vaut la peine que pour les deuxième et troisième partie. Des collections qui ne sont pas l’oeuvre du travail de l’artiste.

« Les Mutants » Musée Dapper – 35 bis, rue Paul Valéry – 75116 Paris

 

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